Les Vigneau (lignée maternelle)
Les origines
Jetté recense cinq Vigneau qui sont arrivés de France, soit
:
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Nicolas, interprète chez les Algonquins en 1611-1612 ; encore à
Québec en 1613, mais sans descendance
-
Paul dit Laverdure, marié à
Françoise Bourgeois en 1670, à
l'Île d'Orléans
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François dit Tranchemontagne, marié à Catherine Laurence
à Repentigny en 1705, et ayant eu 8 enfants
-
Jean Vigneau, marié à Louise-Hélène Poirier
à Pointe-Claire en 1724, et ayant eu 4 enfants avant 1731
-
Louis Vigneau, marié à Marie-Renée Perrin en 1728
à Montréal, et ayant eu un enfant avant 1731.
Celui qui nous intéresse est Paul dit Laverdure,
dont l'histoire se résume ainsi :
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il est originaire de la paroisse de St-Cybard de la ville de Poitiers
-
son père se nommait Jean
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sa mère se prénommait Renée, mais son nom de famille
est inconnu
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il est né approximativement entre 1641 et 1645
-
il est arrivé à Québec en septembre 1665, en tant
que soldat de la compagnie Maximy au régiment de Carignan.
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il est décédé avant le 19 février 1703.
Il a épousé Françoise Bourgeois
le 3 novembre 1669 à Ste-Famille, Île d'Orléans.
Les origines de celle-ci sont connues ainsi :
-
elle était la fille d'Antoine Bourgeois et de Marie Piedmond
-
elle venait de la paroisse de St-Paul de Paris
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elle est née approximativement entre 1646 et 1648
-
elle est arrivée à Québec en 1669, comme fille du
roi
-
elle est décédée à St-Laurent, I.O. après
le 21 juillet 1704.
Le pouvoir royal ayant décidé d'anéantir à
tout jamais la puissance iroquoise, il fut décidé d'expédier
1000 soldats répartis entre 20 compagnies de 50 hommes chacune,
ce qui représentait un défi à l'époque. La
compagnie de Maximy, à laquelle appartenait Paul Vigneau, est partie
de La Rochelle le 13 mai 1665, à bord de la flûte royale La
Paix et est arrivée à Québec le 19 août. La
compagnie Maximy dépendait du marquis de Tracy et du capitaine Maximy.
Cette compagnie, avec plusieurs autres, a été dirigée
vers Sorel, Chambly et au fort Sainte-Thérèse, qui sera terminé
le 15 octobre.
Les termes du contrat de mariage prévoyaient que :
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Paul offre un douaire de 100 livres
-
Françoise apporte des biens évalués à 150 livres,
sans compter le cadeau de Sa Majesté, en tant que fille du roi,
soit 50 livres
-
le préciput soit de 100 livres.
Ils ont eu 13 enfants :
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deux filles Marie et Catherine, décédées peu après
leur naissance
-
Françoise, Pierre, une autre Marie, Geneviève, Pierre, une
troisième Marie, Michel, Philippe et François, qui ne semblent
pas avoir eu de descendance
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deux garçons qui ont pris souche : Maurice et Antoine.
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Antoine, né à Ste-Famille I.O., le 2 avril 1678, a épousé
Madeleine Pichet le 19 février 1703, à St-Pierre I.O. ; ils
eurent 10 enfants dont la moitié est décédée
au berceau ; aucune descendance masculine
-
Maurice est dans la lignée de Marie-Paule
Vigneau et nous en parlerons plus loin.
Selon Lebel, " les Vigneau laissent l'impression d'avoir été
presque des squatters ou des pionniers qui se fixent sur une terre non
exploitée ". Au recensement de 1681, ils semblent trois fois moins
riches que leurs voisins immédiats. Enfin, en 1682, ils acquièrent
2 arpents de front, sans bâtiment, à St-Laurent, I.O., et
paient comptant. En 1686, ils louent le " trou St-Patrice ", comprenant
4 arpents de front avec maison, grange et étable et en sont les
propriétaires en 1689. Dans un échange de terre survenu le
6 mai 1691 avec son voisin Savadier, Paul Vigneau gagne 2 autres arpents
de front. Surprise ! le 20 août de la même année, les
Vigneau vendent leur nouvelle propriété, tout en y " demeurant
jusqu'à leur embarquement pour France la présente année
et au plus tard jusqu'à la St-Martin ".
Il semble donc que Paul Vigneau soit
retourné en France à l'automne de 1691, mais là se
perd sa trace. Tout ce que nous savons de lui par la suite, c'est qu'il
était décédé lors du mariage de son fils Antoine,
le 19 février 1703. De plus, c'est son fils Maurice qui verse, à
compter du printemps 1695, 5 livres par mois comme caution du temps que
Marie, sa sœur âgée de 12 ans, est demeurée à
l'Hôpital-Général comme étudiante du séminaire
des filles (elle est morte le 14 novembre de la même année).
On ne sait pas si Françoise Bourgeois
est retournée en France ; on sait cependant qu'elle était
à Québec le 1er février 1698 et que, le
21 juillet 1704, elle a porté sur les fonts baptismaux de St-Pierre
I.O. sa petite-fille Françoise, issue de son fils Antoine.
Pour terminer l'histoire de ce couple, voici une anecdote concernant
Françoise Bourgeois , Selon Dumas,
elle avait dû comparaître devant la Prévôté,
le 3 juillet 1679, sur la requête de Marie Breval, femme de Pierre
Louisneaux, habitant de l'I.O., et la sentence fut rendue comme suit :
" ... concluons luy donner [la demanderesse] une somme pour la faire
soigner et médicamenter des blessures qu'elle a reçues de
la défenderesse, et par la défenderesse a esté dit
que la demanderesse l'avoir traitée de putain, elle l'avoir frappée.
Défense de se médire et aux maris d'y tenir la main ".
Le départ vers l'Acadie
Maurice Vigneau est né à
Ste-Famille, Île d'Orléans, le 3 février 1674 et son
acte de baptême mentionne "Vignol" comme nom, ce qui a fait croire
à plusieurs que son acte de baptême était introuvable.
En 1695, il se dit " matelot habitant Beauport ".
À l'automne de 1697, le traité de Ryswick rendait l'Acadie
à la France et celle-ci a alors décidé de fortifier
Port-Royal. Ce projet requérant des ouvriers, Maurice
s'est donc rendu en Acadie, où il a oeuvré comme charpentier
du roi. En septembre 1701, à Port-Royal, il a épousé
Marguerite Comeau, fille de Pierre et de
Jeanne Bourg et, en 1714, ils y vivaient " proche le Fort ". Ils eurent,
en plus de 3 enfants décédés en bas âge, 7 garçons
et 1 fille:
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Jacques dit Maurice, n 1702, m Port-Royal
v 1725 Marguerite Arsenault;
rem. Port-Royal v 1740 Anna-Marguerite Bourg
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Jean, n 1704, m Port-Royal v 1733 Louise Arsenault ; rem. Port-Royal v
1750 Isabelle Arsenault (sœur de Louise)
-
Marguerite, n 1710, m Beaubassin 1735-11-15 Charles Poirier
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Joseph, n 1713, m Beaubassin 1735-1-25 Catherine Arsenault
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Jean-Baptiste, n 1716, m Beaubassin v 1738 Agnès Poirier
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Simon, n 1719, m Beaubassin 1745-1-13 Marie-Anne Arsenault (sœur de Louise)
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Charles, n 1721, m Beaubassin 1746-2-22 Félicité Mignault
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Pierre, n v 1727
D'après Lebel, quelques-uns des descendants de Maurice
Vigneau n'ont gardé que le patronyme Maurice.
Maurice Vigneau serait donc arrivé
à Port-Royal vers l'âge de 24 ans. Sa famille y est demeurée
au moins jusque vers 1721, quoique ses enfants aient commencé à
se marier à Beaubassin à compter de 1710. Le 25 août
1722, Mgr St-Vallier déclara qu'il avait absout Maurice Vigneau,
Port Toulouse (Île Royale), de l'excommunication portée contre
lui par le père Justinien Durand, vicaire-général
de l'Île Royale, à cause de propositions contraires à
la foi catholique..
Parmi les mariages de ses enfants, trois ont eu lieu avec des filles
de Charles Arsenault et Françoise Mirande. La lignée qui
nous intéresse particulièrement est celle issue de Jacques
et de Marguerite Arsenault,
qui se marièrent à Port-Royal vers 1725 et eurent 5 enfants
:
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Pierre, n 1726, m Beaubassin 1746-2-15
Magdeleine Syre
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Jacques dit Miniac, n 1730, m Beaubassin v 1753 Rosalie Syre (sœur de Magdeleine)
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Joseph dit Forban, n 1732, m Beaubassin v 1755 Marie-Anne Bourgeois
-
Abraham, m Chapelle St-Louis du Fort Beauséjour 1755-1-24 Marie
Bourg (mariage double)
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Jean dit l'Écrivain, n 1734, m Chapelle St-Louis du Fort Beauséjour
1755-1-24 Marie-Joste Bourgeois
Le père, Jacques Vigneau, était
marchand navigateur à la Baie Verte, près de Beauséjour.
Il est décédé en 1772 à Miquelon. Son fils
Pierre est l'ancêtre
direct de Marie-Paule Vigneau. Il a épousé
Magdeleine Syre à Beaubassin
vers 1746 et ils ont eu 7 enfants :
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Pierre dit Roch, n 1746, m Miquelon 1771-10-10 Marie Dugas
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Marie-Modeste, n 1748, m Miquelon 1774-8-8 Jean Vigneau (fils de Joseph
à Maurice)
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Rosalie, n 1753, m Miquelon 1771-1-8 Charles Hébert
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Marie, n 1756 Caroline du Sud, m La Rochelle Jean-Baptiste Petitpas 1779-11-3
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Jacques, n 1761 probablement en Caroline du Sud, m Miquelon v 1785 Anastasie
Cyr
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Louis, n 1766, m Miquelon 1787-7-4 Scholastique Arsenault
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Jean-Baptiste, n 1768, m Miquelon v
1790 Marie Terriau.
